En général, les avions de ligne volent à environ 10 000m, donc, de là-haut, on ne voit qu’une mer de nuages. En arrivant au Népal, face à la chaîne de l’Himalaya, on peut nettement apercevoir le sommet des montagnes dépassant des nuages, tel un rempart ! A l’orée des montagnes : Kathmandou. Vue du ciel c’est un amas de maisons basses couleur de terre agglutinées dans une large vallée enveloppée de brume. L’aéroport est proche. Dehors, la chaleur est tropicale. Nous embarquons rapidement dans un petit car pour traverser la ville.

Kathmandou
Les rues de Kathmandou

Les rues y sont étroites. On zigzague constamment entre vélos, petites autos, camions, petits cars et passants. Tous se croisent maladroitement, mais à faible vitesse et sans stress. On s’accommode du trafic. Et de toute manière les véhicules ne sont pas récents.

La première impression que j’en ai eue, c’est un dédale de routes en terre avec quelques endroits de macadam, de maisons brunes en bois, tôle, parpaings.

Un marché devant un temple à Kathmandou

De nombreuses boutiques occupent les façades, placardant surtout des boissons gazeuses en canettes, paquets de chips, souvenirs pour touristes (statuettes, bols à prière, bijoux, draperies…) mais aussi de l’équipement pour les randonneurs, signes qui montrent que l’occident est aussi présent dans la capitale de ce pays niché sur les pentes de la plus haute chaîne de montagnes du monde.

Ses habitants sont vêtus à l’occidentale et à la vue de touristes, certains passants s’arrêtent pour les observer, proposer des babioles, leurs services ou jouer un morceau de musique pour de l’argent (évidemment) mais sans insister. L’époque de hippies a laissé place à celle du commerce.

Les rues grouillent de vie, malgré les fréquentes pannes d’électricité. L’activité décroît vers 21h et devient moribonde une demi-heure plus tard.

Le premier repas que nous propose notre guide népalais, Anup, est dans un restaurant en bois de quatre étages, et nous nous asseyons sur des coussins au sol autour d’une table basse, c’est en fin de compte la manière la plus conviviale de manger. Le menu est un « Dal Bhat », le plat national : du riz, une purée de lentilles noires dessus, des légumes verts, de l’agneau au curry, du sanglier, des épinards et des beignets de légumes cuits à la vapeur. Ce soir, c’est la version « de luxe ». Ensuite, on boit de l’alcool de riz versé de haut qui mousse dans un petit bol en terre cuite.

Nous sommes un groupe de dix personnes qui se découvre. Les âges des participants varient d’une petite trentaine jusqu’à la retraite. La plupart viennent de villes de province, et deux habitent actuellement en Autriche et en Suisse. Les professions de chacun sont d’horizons variés, avec une dominance d’enseignants. La plupart sont des randonneurs chevronnés, habitués aux pays lointains. Je fais figure de débutant naïf, parfait !

Le lendemain.

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