Dimanche 5 août - 8 août

août 2012

Au matin, nous par­tons pour le lac Titicaca : les filles pour Puno, au Pérou, et moi pour Copacabana, tou­jours en Bolivie. J’ai rendez-vous avec une amie que je n’ai pas vue depuis dix ans, qui se trouve là par hasard. Je dois donc me dis­so­cier de notre petit groupe et les quit­ter.
C’est une aven­ture dif­fé­rente qui com­mence, plus dif­fi­cile car je n’ai pas de livre qui recom­mande les bonnes adres­ses en Bolivie, mais je suis désor­mais libre d’aller où je veux, sans com­pro­mis avec un groupe. Ça com­mence dif­fi­ci­le­ment : on dit que les hôtels et auber­ges sont pleins à Copacabana (il y a une fête "de la Vierge") et je n’ai rien réservé. Mais on verra...

Le bus qui était sensé me pren­dre tôt devant l’hôtel ne vient pas, je vais donc à l’agence de voyage de la com­pa­gnie, à deux pas. Je monte dans le bus et tombe sur une tou­riste, hol­lan­daise, déjà mécontente. Elle doit aller à Puno et se plaint que ce bus ne soit pas direct. Si elle savait que mes anien­nes com­pa­gnons de route sont dans le bus qui lui plai­rait...

Moi, je ne pense qu’à ce lieu mythi­que : un lac à 4000 mètres d’alti­tude, ber­ceau sacré des Incas, qui véné­raient avant tout la nature...
Sur la route, en arri­vant aux abords du lac, on longe ses rives qui s’étalent par­fois sur des dizai­nes de mètres de maré­ca­ges et de roseaux. L’eau du lac est d’un bleu foncé
très étrange et calme.

Lac Titicaca

l'eau du lac Titicaca Le bus s’arrête et on nous indi­que qu’il faut tra­ver­ser le lac en bateau. Le bus, à vide mais avec nos sacs, est monté sur un bac, et nous allons sur des peti­tes embar­ca­tions d’une ving­taine de places cha­cune. Ça me laisse le temps de contem­pler de plus près cette eau mys­té­rieuse. Les vagues sont douces et régu­liè­res, comme si l’eau était lourde. Le vent, faible, semble n’avoir aucune emprise sur la sur­face de ce gigan­tes­que lac. Une fois arri­vés de l’autre côté (sur une autre berge), tous les pas­sa­gers se ruent vers le bus qu’ils essaient de reconnaî­tre parmi tant. Quelle cou­leur déjà ? Quelle ensei­gne de com­pa­gnie ? Quel modèle ?
Ou, nous le retrou­vons et le chauf­feur compte les pas­sa­gers avant de repar­tir. Après plu­sieurs heures à longer les rives et à passer des hautes col­li­nes (des mon­ta­gnes ?) avoi­si­nan­tes, nous arri­vons à Copacabana.

Copacabana

Port de Copacabana C’est une petite ville char­mante, à flanc de col­line, sur­plom­bée par une petite mon­ta­gne qui tombe lit­té­ra­le­ment dans le lac. Pourtant, il y règne un désor­dre indes­crip­ti­ble. Il y a d’innom­bra­bles véhi­cu­les, jusque dans le port et même sur la plage, et une mul­ti­tude de gens dans les rues. Ce n’est pas la fête de l’indé­pen­dance que l’on célè­bre ici cette semaine-là mais de nom­breux péru­viens sont venus pour bénir ou bap­ti­ser des gens, les objets, même les véhi­cu­les
auprès de la "Vierge de Copacabana".

Offrandes

Une fois sorti du car, je suis quel­ques voya­geurs au tain "euro­péen" et munis d’énormes sacs à dos, dans l’espoir de trou­ver un héber­ge­ment. Je les perd vite de vue dans la foule mais il y a des pan­neaux "hôtel" un peu par­tout dans la rue prin­ci­pale. Chargé de tous mes sacs, j’entre au hasard, mais par­tout on me répond qu’il n’y a pas de place, ni dans les dor­toirs, ni cham­bre simple ni double. Au bout d’une dizaine d’essais, un hôte­lier me demande tout de même si j’ai un sac de cou­chage. Évidemment ! Il me pro­pose alors d’étendre des mate­las dans une grande salle inu­ti­li­sée (de récep­tion) qui ser­vira de dor­toir. Il ajoute que, de toute façon, tous les hôtels sont pleins, mais que je peux essayer ailleurs et reve­nir si besoin.
C’est ce que je fais, repre­nant mes sacs encom­brants, arpen­tant les rues bon­dées sous le soleil acca­blant. Après une autre dizaine d’essais infruc­tueux, je retourne m’ins­tal­ler dans le dor­toir de for­tune, pour 30 boli­vians la nuit.

Une fois débar­rassé de mon gros sac, je peux manger un mor­ceau et conti­nuer d’explo­rer les rues. Après la ville, je pars sur les petits sen­tiers autour et décou­vre qu’à côté, ces cen­tai­nes de per­son­nes sont ras­sem­blées en file indienne pour aller jeter des confet­tis, du vin et des pétards sur des pier­res énormes.
Sur le mont qui domine la ville, des gens font la même chose, je grime donc les voir de plus près, mais aussi pour admi­rer le pano­rama sur le lac et la ville. J’appré­cie alors le luxe de me retrou­ver seul à choi­sir mon iti­né­raire, sans per­sonne rétis­sant à la grim­pette ou à la ran­don­née !

Campagne de Copacabana

J’ai deux jours devant moi avant de ren­contrer Elisavet, mon amis de dix ans. Après ma dure pro­me­nade sur les flancs de la petite mon­ta­gne, je me retrouve au cyber­café où je ren­contre deux fran­çais qui revien­nent d’une ran­don­née au Pérou.
Avant eux, je n’ai pas croisé spé­cia­le­ment d’occi­den­taux en ville, sur­tout des boli­viens et des péru­viens en pèle­ri­nage.
Nous allons boire un coup ensem­ble et ils me racontent leurs quatre jours passés à mar­cher et camper sous la tente (en hiver) jusqu’au Macchu Picchu. Je suis désor­mais décidé, c’est ce qu’il me faut pour pour­sui­vre l’Inca à tra­vers son che­mi­ne­ment nature.
Lorsque nous déci­dons de dîner ensem­ble, nous devons d’abord passer à nos loge­ments res­pec­tifs. Je retourne donc à mon hôtel de for­tune et là, le pro­prié­taire me dit qu’il veut aller se cou­cher et doit fermer. Il lui sera dif­fi­cile de lais­ser la clé de mon dor­toir. Je dois donc négo­cier, en espa­gnol, pour obte­nir une heure sup­plé­men­taire afin d’aller manger. C’est le genre de limite que je n’avais pas l’habi­tude d’avoir dans les auber­ges "nor­ma­les".

Je retrouve mes nou­veaux amis et com­mence à manger alors qu’ils ont à peine com­mandé. Après un rapide repas, je retourne à mon hôtel à l’heure conve­nue et me couche avant onze heures, ce qui devient une habi­tude ces der­niers temps !
De toute façon, je me lève­rai tôt demain.

TiticacaAu matin, j’emporte quel­ques fruits secs et des­cends la rue jusqu’au port pour pren­dre un bateau vers l’Isla del Sol. Il pro­pose jus­te­ment de faire le tour de l’Isla de la Luna puis de l’île du soleil et de reve­nir à Copacabana.
Pour décou­vrir ce lieu mythi­que des Incas, j’aurai aimé m’ins­tal­ler sur une de ces îles, mais j’ai rendez-vous le len­de­main matin sur la rive du lac, et les horai­res de bateau ne le per­met­tent pas...

L'isla de la LunaLe bateau à moteur démarre. Il y a là sur­tout des tou­ris­tes non-indi­gè­nes. Certains lient connais­sance dès le départ. Moi, je reste cap­tivé par la sur­face de l’eau et reste ainsi muet pour l’heure. Au bout d’une bonne heure, le bateau arrive sur l’Isla del Sol. Des voya­geurs aux gros sacs à dos débar­quent pour s’y ins­tal­ler, jus­te­ment. Nous repar­tons immé­dia­te­ment pour l’Isla de la Luna, avec quel­ques enfants en plus, des guides impro­vi­sés en quel­que sorte.
Cette île a une forme assez par­ti­cu­lière, avec des mon­ta­gnes, une élégante taille de guêpe et un versan qui plonge dans l’eau en pente douce depuis le sommet. Elle est ali­men­tée en électricité par des câbles à haute ten­sion qui arri­vent d’un pylone fiché sur une petite île minus­cule.

L’Isla de la Luna est assez petite, mais sa végé­ta­tion est luxu­riante et variée. Notre petit groupe l’esca­lade rapi­de­ment. Je souf­fle une nou­velle fois pen­dant la modeste assens­cion. J’ai encore oublié de pren­dre mon temps ! Nous sommes tou­jours à 4 000m d’alti­tude, mais ça me sort tou­jours de l’esprit sur l’Altiplano, et me revient après chaque côte, même d’ordi­naire insi­gni­fiante.

côte de l'île de la Luna Embarcadère Isla del Sol

Sur l’autre versan de la col­line de l’île, il y a les restes d’un petit temple, face aux magni­fi­ques mon­ta­gnes qui bor­dent le lac.

Temple de la Luna Les enfants nous expli­quent briè­ve­ment la posi­tion du temple et ses cadrans solai­res, creu­sés dans la pierre, en forme de losan­ges avec douze enco­ches car­rées.
Sous la cha­leur du soleil de midi, nous redes­cen­dons péni­ble­ment de l’autre côté pour retrou­ver notre bateau et partir vers l’île du soleil.

Colline de l'île de SolLà, sur le petit port, il y a une cabane qui sert de café­té­ria (avec ter­rasse en plein air) et de nom­breux petits com­plexes hôte­liers sur les falai­ses. Ils ne déna­tu­rent pas "trop" l’endroit, se fon­dent bien dans le pay­sage dans des habi­ta­tions loca­les dans le style andin, mais tout de même ! Ça change de l’île de la lune qui, elle, est restée vierge.
Je déjeune avec des argen­tins et une chi­lienne sym­pa­thi­ques. J’écoute sur­tout leurs conver­sa­tions en espa­gnol aux dif­fé­rents accents et me risque par­fois à for­mu­ler une petite phrase de temps en temps dans la conver­sa­tion. Par la suite, la chi­lienne va sur l’esca­lier inca se faire lire les lignes de la main.
Les autres allons enta­mer l’ascen­sion de l’île. Nous fai­sons halte à une fon­taine sacrée et conti­nuons vers le vil­lage à flanc de col­line. Nous n’avons pas le temps d’aller très loin, le timing est serré. Il nous faut vite redes­cen­dre, le (der­nier) bateau repart bien­tôt pour Copacabana.
Je rêve de reve­nir pour voir la côte plus sau­vage de l’île et éventuellement les ruines archéo­lo­gi­ques. C’est une île sacrée !

Etages sur lîle de Sol

De retour en ville, je retourne au cyber­café pour com­mu­ni­quer avec les amis, la famille à tra­vers le monde ou sur ce conti­nent, et j’y retrouve un groupe de fran­çais ren­contrés sur le bateau. On s’échange quel­que plans sur le Maccu Picchu, près de Cusco. Il paraît que cer­tains cir­cuits sont réser­va­bles et com­plets des mois à l’avance !

J’avais repéré qu’un petit bar annon­çait un concert pour le début de soirée. Cela me tente plus que les fes­ti­vi­tés de "fête de vil­lage" de la place du marché. Quand j’y arrive - en avance - le groupe ter­mine et fait passer un cha­peau. Je m’étonne de ne pas pou­voir les enten­dre. Ainsi, je dis­cute avec les musi­ciens, en espa­gnol, en anglais et en fran­çais (l’un d’eux a écu en France quel­ques temps) et ils me confient qu’ils vont rejouer un peu plus tard. Quelque mor­ceaux après le début de leur deuxième set, l’heure fati­di­que de fer­me­ture de mon hôtel appro­che. Je m’éclipse en saluant dis­crè­te­ment les musi­ciens qui me répon­dent par la pareille au micro !

Lorsque je me couche, seul dans mon immense dor­toir glacé, j’entends l’autre concert, celui de la place publi­que accom­pa­gné de pétards et feux d’arti­fi­ces. Moins à mon goût que le jazz du bar, cette musi­que est de la banale variété colom­bienne-andine. Dernièrement, j’en ai beau­coup entendu à la radio et dans les cas­set­tes des bus.

Le len­de­main matin, Elisavet doit arri­ver, enfin !
Nous avons prévu de pren­dre le bateau pour l’Isla del Sol. Je l’attends lon­gue­ment au point de rendez-vous prévu. Comme le temps passe et que je ne l’aper­çois tou­jours pas dans ce petit centre-ville, je vais au cyber­café pour pren­dre de ses nou­vel­les et lui lais­ser un mes­sage. Je lui sug­gère ainsi de me rejoin­dre plutôt sur l’île. Le der­nier part à... 13h30, c’est à dire dans peu de temps. De retour au point de rendez-vous, je ren­contre des tou­ris­tes qui vien­nent de se faire voler des appa­reils photos. Un coup bien pré­paré avec diver­sion, com­pli­ces et menace au cou­teau envers un témoin boli­vien. La police ne fait rien, Copacabana est répu­tée pour ses pick­po­ckets à cette époque de l’année (fête péru­vienne oblige).
L’heure du der­nier bateau appro­che. Je me ravise, je ne vais pas lais­ser mon amie là et embar­quer pour l’Isla del Sol main­te­nant. Après l’heure fati­di­que, je la vois enfin venir au rendez-vous. Elle a eu mon mes­sage sur inter­net, est passée au port et ne m’ayant pas vu dans le bateau, elle est remon­tée ici !
Nous avons manqué le der­nier bateau, mais nous nous sommes retrou­vés ! Après dix ans, elle n’a pas changé !

Un peu par hasard, nous nous posons à la ter­rasse d’un petit res­tau­rant très sobre. Nous y retrou­vons des tou­ris­tes fran­çais que j’avais ren­contrés aupa­ra­vant. Les conver­sa­tions s’enga­gent en anglais, puis, très vite, en espa­gnol. Les dis­cus­sions se sépa­rent e deux : Elisavet et moi avons tant de choses à nous raconter que nous en oublions les autres...
Après ce repas, nous repar­tons vers le port pour trou­ver des places sur un bateau privé qui s’arrê­te­rait sur l’île du soleil. Nous n’avons pas envie de rester à Copacabana.
Une per­sonne nous pro­pose un prix élevé pour la tra­ver­sée, et aucun autre bateau ne semble y aller, et l’après-midi touche à sa fin. Après quel­ques négo­cia­tions, nous embar­quons enfin, accom­pa­gnés de toute la famille du conduc­teur.

Isla del Sol Vers la fin de la tra­ver­sée, je ne reconnais pas bien l’Isla del Sol. La lumière décline et nous pre­nons la direc­tion de l’autre embar­ca­dère, celui du Nord, beau­coup moins fré­quenté. Cet endroit de l’île est peuplé de pêcheurs et d’éleveurs. Lorsque nous arri­vons, le soleil est sur le point de se cou­cher.
Lestés de nos gros sacs à dos, nous nous frayons un chemin dans les petits sen­tiers escar­pés décou­pés dans la falaise. Avec ce poids sur le dos et les effets de l’alti­tude, la montée est très péni­ble. Heureusement qu’à l’appro­che du sommet de la côte, nous pou­vons admi­rer le cou­cher de soleil sur cette petite baie isolée.
Un peu plus loin, dans l’obs­cu­rité, nous croi­sons un vil­la­geois qui pro­pose de nous héber­ger pour pres­que rien. Seul pro­blème, il n’a pas assez de nour­ri­ture pour trois. Il s’en excuse et nous recom­mande d’autres auber­ges à deux pas.
Une fois arri­vés, nous pou­vons donc déjà dépo­ser nos sacs, nous repo­ser et nous res­tau­rer. De jour, il y aurait une vue impre­na­ble sur la baie, mais à cette heure, il n’y a aucune lumière dans les envi­rons, sauf les étoiles, res­plen­dis­san­tes. La voie lactée est des plus visi­bles et, malgré le froid, nous res­tons un long moment à la contem­pler.
Dans un minus­cule res­tau­rant, nous man­geons des spé­cia­li­tés loca­les, ayant évité les piz­ze­rias d’amis des per­son­nes croi­sées. Puis nous rega­gnons l’auberge pour la nuit, où tout le monde dort déjà, dans le froid gla­cial de la nuit.
Au matin, il n’y a évidemment pas d’eau chaude ici non-plus. Les dou­ches sont ainsi bien revi­go­ran­tes et nous pou­vons ensuite explo­rer cette côte sau­vage avec nos gros sacs sur le dos.

Village sur l'île de Sol

Village sur l'Isla del Sol Le petit vil­lage est magni­fi­que de jour, très rus­ti­que, avec des mou­tons et les habi­tuels chiens qui sont plus nom­breux dans les rues que les pas­sants et les enfants. Comme nous vou­lons partir en direc­tion de Cusco (au Pérou) dans la jour­née, nous des­cen­dons rapi­de­ment vers le port prin­ci­pal pour consul­ter les horai­res de bateaux. Leur nombre est limité et leurs horai­res tout autant...
Avec ce poids sur le dos et les rigueurs de l’alti­tude, nous avons du mal à remon­ter nous pro­me­ner dans les rues. Nous embar­quons ainsi plus rapi­de­ment que prévu pour Copacabana.

Isla del Sol
Ile minuscule

De là, nous pre­nons le pre­mier bus pour Cusco avant midi. Le pre­mier bus longe la côte du lac jusqu’à Puno, la pre­mière ville péru­vienne au bord du lac. Parfois, les rives des îles sont très pro­ches de la côte. Le lac Titicaca est très étroit par endroits. Nous pas­sons les doua­nes non sans dif­fi­culté : Elisavet doit négo­cier avec les gardes-fron­tière boli­viens pour ne pas payer de "frais de séjour". En effet, le visa accorde trois mois de séjour en Bolivie, mais il faut payer s’il n’y a pas les trois tam­pons. Les gardes en oublient assez régu­liè­re­ment sur les pas­se­ports d’occi­den­taux. Après une longue attente incer­taine, Elisavet nous rejoint et et le bus peut repar­tir avec tout le monde à bord.

La ville de Puno, au bord du lac, a une répu­ta­tion de vie cultu­relle intense (depuis un évènement inter­na­tio­nal qui s’y est déroulé il y a quel­ques années). Nous ne nous y arrê­tons uni­que­ment pour chan­ger de bus, et son archi­tec­ture ne me fait pas une grande impres­sion. C’est très moderne, très désuet, et les gens ont l’air aussi pau­vres qu’en Bolivie.

Maison au Pérou

Les villes que nous tra­ver­sons parais­sent à peine plus riches qu’en Bolivie. La plu­part des mai­sons ne sont pas ter­mi­nées : un pre­mier étage est habité, mais des poteaux de béton armé dépas­sent sou­vent au-dessus, ébauchant un projet d’étage supé­rieur. Ceci semble dû à la fis­ca­lité qui est impo­sée sur les cons­truc­tions ter­mi­nées, pas sur celles éternellement en chan­tier !
On peut aussi noter qu’au Pérou, les gens sont friands de vitri­nes tein­tées sur les faça­des de mai­sons. Ces vitres vieillis­sent vite et mal !
Les cam­pa­gnes, tou­jours sur l’Altiplano, sem­blent un peu plus fer­ti­les qu’en Bolivie. Des petits murets de pier­res déli­mi­tent de minus­cu­les champs d’élevage.

Notre auto­car rou­lera toute l’après-midi et une bonne partie de la nuit jusqu’à Cusco.

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