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Ce projet, en cours universitaire de Photoshop couvre la comptine pour enfants "Humpty Dumpty" (tirée des "Aventures d’Alice au pays des merveilles" de Lewis Caroll). Il fallait choisir parmi une liste de comptines. J’ai choisi celle-là et décidé d’en faire une métaphore sur les civilisations perdues, qui ont rarement été comprises, du fait de la destruction de leurs restes et savoirs. L’idée était d’illustrer cette comptine d’une manière plus adulte, pas de rester dans l’image de l’œuf, peu inspirante ni originale. C’est une adaptation plus philosophique, j’ai donc évacué le rendu visuel cartoon.
J’ai comparé Humpty Dumpty assis sur le mur à une civilisation à son apogée. La fin et l’oubli des dynasties des pharaons égyptiens, Humpty’s great fall, les rend difficiles à être comprises par nos contemporains. Certains de leurs secrets le resteront probablement pour toujours. On sait pourtant que certaines civilisations perdues (Égypte, Babylon, Incas... voire même le mythe de l’Atlantide) étaient très riches et maîtrisaient de nombreuses technologies.

Les archéologues nous permettent de commencer à comprendre une partie du fonctionnement social et religieux de ces sociétés, nous rappeler à leur souvenir, mais pas totalement : all the king’s horses ann all the king’s men couldn’t put him back together. Il y a des mystères qui ne sont pas écrits, ou perdus pour l’éternité.

Humpty Dumpty est donc ici une idole, mise en valeur par le scarabée et les serpents, sur le mur. Avec le temps, la fresque est détériorée, "l’œuf" est fendu, et les hiéroglyphes sont devenus illisibles. Tous les efforts des explorateurs et scientifiques, avec leur matériel et savoirs modernes, sont vains pour déchiffrer les messages, résoudre le mystère.

Graphiquement parlant, je me suis inspiré de peintures existantes, composé une histoire sur plusieurs niveaux sociaux. Un effet de relief a été ajouté pour qu’il soit la seule chose perceptible après érosion et disparition de la couleur avec le temps.

Pour marquer la différence entre les peintures et les personnages réels qui se penchent dessus, j’ai opté pour un rendu "naïf" des humains, pour ajouter une touche d’ironie, et rappeler l’aspect enfantin de la comptine.

Une petite touche qui aurait pu nous échapper : le phénix est intact !

Originellement, les éléments sont sur différents calques semi-transparents, imposé dans l’exercice, ce qui permettrait d’animer les bras des humains par exemple, mais aussi de déplacer le cercle de faible lumière qui entoure le briquet de l’explorateur.

Humpty Dumpty sat on a wall,
 
Humpty Dumpty had a great fall,
 
All the king’s horses and all the king’s men,
 
Couldn’t put him back together.
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