Jeudi 19 juillet

juillet 2012

Nous voilà en route pour tra­ver­ser le pays sur toute sa lar­geur. Pendant le voyage, en grande partie de nuit, nous aurons à peine eu le loisir de bavar­der : moi je vou­lais faire la connais­sance de Joe et Naïke, de par­ta­ger nos pro­jets d’iti­né­raire - que chacun a dû envi­sa­ger de son côté - et Laure me pro­posa d’envi­sa­ger de voya­ger seul, un idée brus­que­ment sug­gé­rée sur le moment, mais qui fera son chemin... Pour l’heure, la nuit était avan­cée et les fau­teuils trop confor­ta­bles. Ce fut un comble de tomber sur un bus aussi luxueux - quand au petit matin, on décou­vrit un pay­sage aride et les vil­la­ges qu’on tra­ver­sait sem­blaient si pau­vres, en plus d’être immen­sé­ment éloignés les uns des autres !

Route de la Pampa
Route de la Pampa

Après les treize heures de route, nous arri­vâ­mes dans cette région moins déser­ti­que, et dans sa ville : Mendoza. Elle est natu­rel­le­ment connue pour être une des capi­ta­les argen­ti­nes du vin. Mais nous l’avons choi­sie car cette ville est proche des Andes, une partie où le massif est très haut, et en vis-à-vis sur l’autre ver­sant, se trouve la capi­tale du Chili, Santiago. Mais tout cela, nous l’avons entendu ou lu dans le guide...

Donc, nous y voilà : la gare rou­tière est certes moins affo­lante qu’à Buenos Aires, mais avec notre petit plan, nous nous sommes mis à cher­cher un iti­né­raire pour nous rendre à une auberge de jeu­nesse, une des moins chères, dans le centre-ville, mais pas tout à fait au milieu du centre. Pressés de se poser, de pren­dre une douche et de dépo­ser les énormes sacs, nous avons pris le pre­mier bus qui menait dans la direc­tion. Pendant le trajet, nous avons dû passer pour des géo­mè­tres à com­pa­rer chaque plaque indi­quant les rues à notre plan. Arrivés à proxi­mité suf­fi­sante de notre but, nous sommes des­cen­dus et avons fini le chemin à pieds. Nous avons tâtonné, cher­ché une ensei­gne luxueuse qui n’était pas celle de l’auberge que nous recher­chions, mais qu’importe, nous étions un peu perdus dans une ville nou­velle.

L’auberge était fina­le­ment petite, rela­ti­ve­ment peu luxueuse d’appa­rence, mais fami­liale. Ceux qui la tenaient étaient fort sym­pa­thi­ques. Cette famille échangeait un peu en fran­çais, mais si mal qu’ils m’ont permis de pra­ti­quer inten­sé­ment l’espa­gnol.

Nous par­tî­mes explo­rer la ville, rela­ti­ve­ment petite et cen­trée sur une place-jardin où se dérou­lait une ren­contre pour enfants avec un concert de Rock. Les musi­ciens étaient très typés "andin" : petits, trapus, la peau sombre et les traits angu­leux. Ils déga­gent une impres­sion de séré­nité.

A proxi­mité, la vie suit son cours...

Au parc central
Canalisations
Canalisations

Notre pro­me­nade en ville ne sera ni gas­tro­no­mi­que ni viti­cole. On aura tout de même remar­qué quel­ques spé­cia­li­tés loca­les d’urba­ni­sa­tion qui per­met­tent - pour pré­ser­ver les caves rem­plies de bon vin - d’éviter les crues de riviè­res avec ces tran­chées dans toutes les rues, ainsi que des bou­ches d’égout ouver­tes aux pieds des arbres, gérant le "trop-plein" d’eau.

Nous avons également trouvé une "excur­sion" dans les Andes, ce que j’atten­dais de décou­vrir avec impa­tience. Et en plus, la prin­ci­pale attrac­tion à proxi­mité se trouve être le Puente del Inca... peut-être un pre­mier ves­tige de cette civi­li­sa­tion ou sim­ple­ment un nom ven­deur !

Le soir, Laure et moi sommes partis vers la rue où tous les bars et boîtes de nuit étaient concen­trés. Dehors, il fai­sait étrangement chaud, c’était radi­ca­le­ment dif­fé­rent de Buenos Aires, pour­tant à la même lati­tude. Nous décou­vrî­mes un phé­no­mène très étrange : outre la tem­pé­ra­ture esti­vale pen­dant l’hiver, des rafale de vent chaud se pro­dui­si­rent, empor­tant des nuages de pous­sière en tour­billons. Nos yeux piquaient, il était pres­que impos­si­ble de les garder ouverts et nous avan­cions à tâton dans les rues déser­tes.

Quand nous sommes arri­vés dans un bar d’un ami d’ami de Laure, nous étions heu­reux de nous retrou­ver à l’inté­rieur, et le phé­no­mène étrange avait cessé. Ce n’était pas une nuit de pleine lune, mais ça en avait tout l’air.
Comme il était près de minuit, le bar était désert, nous étions les seuls avec le patron. Les gens sor­tent tard...

Après quel­ques verres de bière (locale), nos sommes repar­tis - sans connaî­tre l’ambiance de Mendoza en fête - car nous devions nous lever tôt le len­de­main. Les bour­ras­ques de vent ont alors repris, comme une répli­que. C’est paraît-il un phé­no­mène cou­rant dans la région !

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