Sur ce plan du court-métrage Toxic, c’est la seule fois où on aperçoit le visage du tortionnaire. Comme on est dans un univers onirique, où on se demande si c’est l’imagination du prisonnier qui imagine le monstre ou s’il est réel. Le monstre était donc voulu par le réalisateur comme volontairement irréel.

L’idée de truquer ce plan où le tortionnnaire possède un masque du type "elephant-man" vient aussi du fait que les raccords du masque avec la peau étaient visibles à l’image. Il fallait déjà masquer ces détails indésirables.

L’image filmé l’étaitsur le décor, le personnage est en mouvement, il a donc fallu créer des caches poor séparer certaines zones de l’image. C’est donc un projet de "détourage" (terme utilisé sur une image fixe), ou de "rotoscoping" (traçage de masques sur des images animées, image par image ou suivant les mouvements).

Plusieurs coutours d’éléments ont été tracés pour :

  • le buste du personnage,
  • le visage,
  • les bords du masque du monstre,
  • la main avec l’outil entre les doigts.

Ces caches ont été tracés sur une des premières images de l’animation, de préférence une où les éléments sont bien visibles et distants (pas d’élément caché derrière un autre par exemple). Ensuite, il faut repérer les images où des poses clés sont présentes dans la vidéo et déplacer les bords du cache et enregistrer sa forme à ce moment, par un "keyframe". Les contours du cache sont dessinés avec des courbes (mathématiques) guidés par des points d’ancrages qui définissent la courbure (vecteurs tangents orientables) à chacun de ces points et la position où passe la courbe à ces endroits. Ce sont ces points d’ancrage et leurs vecteurs que l’on peut animer en fonction du temps. Pour ajuster les bords du cache, en plus des poses clés, il faut souvent observer l’annimation et faire des ajustements image par image. C’est très long et demande énormément de minutie. Ensuite, il faut absolument regarder l’animation à la vitesse réelle car les ajustements image par image peuvent créer des effets indésirables de saut du cache. Dans ce cas, aux moments où le cache "saute" ou se déplace de manière peu fluide, il faut adoucir les dépllacements en fonction du temps. Ceci peut se repérer sur les courbes de déplacement d’un point clé au format position en fnction du temps. Ces courbes sont souvent séparées selon les axes X et Y. Evidemment, la précision des mouvements du cache dépend de l’effet final recherché. C’est selon les besoins.

Une fois que les différents éléments sont isolés, et placés chhacun sur un calque sei-transparent, on peut s’intéresser à la modification de leur apparences respectives. Pour fairre des déformations, on utilise un flou dont l’intensité est en fonction de niveaux de gris. C’est un outil généralement utilisé pour les flous de profondeur de champs, guidé par une couche "Z channel" (image en niveaux de gris dont le bllanc représente ce qui est le plus proche de la caméra, le noir ce qui en est le plus loin). Sur un logiciel de compositing, onn a vu qu’on poouvait faire des copies du plan filmé, avec des caches pour isoler certaines parties, mais ce conncept d’image avec différents calques peut être utilisé pour l’image qui va définir l’intensité du flou. On peut donc ajouter plusieurs couches successives de bruits, à différentes tailles et fréquences, y ajouter du flou, et tout ce qu’on désire ajouter. Evidemment, cette image en niveaux de gris contient du bruit animée. Pour visualliser son effet, il faut l’appliquer aux différents calques de l’image (le viisage, le buste...) pour en ajuster les paramètres. Le buste n’a pas subi le même effet (plus subtil) que celui du visage. Et bien-sûr, on aura tous remarqué que le cache des mains n’est pas visible dans toutes ces vidéos !

La version qui a été incrustée dans le flim (avec des yeux en supperposition supplémentaire) contient bien le cache sur les doigts, pour éviter qu’ils apparaissent flous.

Le plan que nous avons détaillé ici est à 6’15" du film Toxic (réalisé par Jopo).

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