Vendredi 13 juillet

juillet 2012

Dans les auber­ges de jeu­nesse recom­man­dées par un guide tou­ris­ti­que de grande renom­mée, de nom­breu­ses natio­na­li­tés se rejoi­gnent. Les gens y ont au moins une chose en commun : de connaî­tre sur le bout des doigts ce qu’il en dit de la ville en ques­tion…

À Buenos Aires, l’auberge "Portal del Sur", dans la caté­go­rie "héber­ge­ment à petits prix", ne fait pas excep­tion à la règle. Probablement comme tous les autres lec­teurs, je l’ai moi-même trou­vée via ce livre parce qu’elle était faci­le­ment acces­si­ble en bus depuis l’aéro­port.

Pendant pres­que deux jours de voyage, sans vrai­ment dormir ni rester éveillé, j’essayais pen­dant tout ce temps de mémo­ri­ser quel­ques mots de voca­bu­laire espa­gnol tirés de mon dic­tion­naire. J’ai aussi machi­na­le­ment par­couru plu­sieurs fois ce fameux guide tou­ris­ti­que, en par­ve­nant uni­que­ment à rete­nir que cette ville était immense et qu’il fal­lait que je prenne le bus numéro 8.

Une fois arrivé à l’air libre, j’ai res­piré l’air de ce conti­nent, l’Amérique du Sud, et me suis mis à la recher­che du bus en ques­tion. Il fai­sait nuit, il était tard, et l’aéro­port s’apprê­tait à fermer. Les pas­sa­gers de mon vol étions les der­niers à en sortir.

J’ai expé­ri­menté une conver­sa­tion, en espa­gnol, avec la dame du gui­chet qui m’indi­quât le bus jaune qui s’apprê­tait à partir comme la solu­tion à mon pro­blème. Il n’avait pas de numéro « 8 » d’ins­crit, mais qu’importe, je vou­lais quit­ter cet aéro­port qui res­sem­blait à tous les autres et décou­vrir Buenos Aires.

Après un péri­ple à grande vitesse sur l’auto­route déser­tée, le bus (non : l’auto­car) nous déposa dans une sta­tion à essence qui res­sem­ble à tant d’autres de part le monde. Ensuite, des peti­tes voi­tu­res res­sem­blant à des taxis nous pri­rent en charge par petit grou­pes, selon nos des­ti­na­tions fina­les res­pec­ti­ves. Ce n’était pro­ba­ble­ment pas le bus que je cher­chais, et c’était plus cher qu’annoncé, mais la fati­gue aidant, je n’ai pas posé de ques­tion. C’est à partir de ce moment que j’ai décou­vert la ville : d’immen­ses ave­nues à quatre voix bor­dées de bâti­ments de tailles varia­bles avec des maga­sins de toutes sortes en des­sous. Buenos Aires a quel­que chose de noble et de somp­tueux.

Buenos Aires

Le "taxi" quitta brus­que­ment cette énorme avenue et s’engouf­fra direc­te­ment dans une petite rue sale. J’eus juste le temps de voir que c’était la rue de mon auberge quand il s’arrêta devant l’ensei­gne "Portal del Sur"… j’étais arrivé !

Après quel­ques péni­bles for­ma­li­tés vu ma fati­gue, je me traina direc­te­ment vers un lit qu’on m’a attri­bué dans un dor­toir. Dans les jolis esca­liers qui entou­raient les pièces com­mu­nes, des gens s’apprê­taient à sortir faire la fiesta : mais bien-sûr, on était ven­dredi soir… mais moi je n’avais qu’une envie, c’était de dormir !

Les jours sui­vants.

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