Dans les auberges de jeunesse recommandées par un guide touristique de grande renommée, de nombreuses nationalités se rejoignent. Les gens y ont au moins une chose en commun : de connaître sur le bout des doigts ce qu’il en dit de la ville en question…

À Buenos Aires, l’auberge "Portal del Sur", dans la catégorie "hébergement à petits prix", ne fait pas exception à la règle. Probablement comme tous les autres lecteurs, je l’ai moi-même trouvée via ce livre parce qu’elle était facilement accessible en bus depuis l’aéroport.

Pendant presque deux jours de voyage, sans vraiment dormir ni rester éveillé, j’essayais pendant tout ce temps de mémoriser quelques mots de vocabulaire espagnol tirés de mon dictionnaire. J’ai aussi machinalement parcouru plusieurs fois ce fameux guide touristique, en parvenant uniquement à retenir que cette ville était immense et qu’il fallait que je prenne le bus numéro 8.

Une fois arrivé à l’air libre, j’ai respiré l’air de ce continent, l’Amérique du Sud, et me suis mis à la recherche du bus en question. Il faisait nuit, il était tard, et l’aéroport s’apprêtait à fermer. Les passagers de mon vol étions les derniers à en sortir.

J’ai expérimenté une conversation, en espagnol, avec la dame du guichet qui m’indiquât le bus jaune qui s’apprêtait à partir comme la solution à mon problème. Il n’avait pas de numéro « 8 » d’inscrit, mais qu’importe, je voulais quitter cet aéroport qui ressemblait à tous les autres et découvrir Buenos Aires.

Après un périple à grande vitesse sur l’autoroute désertée, le bus (non : l’autocar) nous déposa dans une station à essence qui ressemble à tant d’autres de part le monde. Ensuite, des petites voitures ressemblant à des taxis nous prirent en charge par petit groupes, selon nos destinations finales respectives. Ce n’était probablement pas le bus que je cherchais, et c’était plus cher qu’annoncé, mais la fatigue aidant, je n’ai pas posé de question. C’est à partir de ce moment que j’ai découvert la ville : d’immenses avenues à quatre voix bordées de bâtiments de tailles variables avec des magasins de toutes sortes en dessous. Buenos Aires a quelque chose de noble et de somptueux.

Buenos Aires
joeldevenish

Le "taxi" quitta brusquement cette énorme avenue et s’engouffra directement dans une petite rue sale. J’eus juste le temps de voir que c’était la rue de mon auberge quand il s’arrêta devant l’enseigne "Portal del Sur"… j’étais arrivé !

Après quelques pénibles formalités vu ma fatigue, je me traina directement vers un lit qu’on m’a attribué dans un dortoir. Dans les jolis escaliers qui entouraient les pièces communes, des gens s’apprêtaient à sortir faire la fiesta : mais bien-sûr, on était vendredi soir… mais moi je n’avais qu’une envie, c’était de dormir !

Les jours suivants.

Mots-clés
Archives