<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://yannis.lehuede.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Yannis Lehu&#233;d&#233;</title>
	<link>https://yannis.lehuede.org/</link>
	<description>effets visuels - motion design - 3D - vfx - gfx - montage vid&#233;o - &#233;talonnage - color grading - &#233;dition video - webdesign - design - d&#233;veloppement web - photographie - voyages</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://yannis.lehuede.org/spip.php?id_mot=210&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Yannis Lehu&#233;d&#233;</title>
		<url>https://yannis.lehuede.org/local/cache-vignettes/L144xH83/siteon0-244e9.jpg?1772049722</url>
		<link>https://yannis.lehuede.org/</link>
		<height>83</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Indemniser les victimes du colonialisme ?</title>
		<link>https://yannis.lehuede.org/indemniser-les-victimes-du.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://yannis.lehuede.org/indemniser-les-victimes-du.html</guid>
		<dc:date>2014-05-31T15:51:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Sitbon</dc:creator>


		<dc:subject>Kenya</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;parations</dc:subject>
		<dc:subject>justice internationale</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Dans les archives de Paris s'&#233;veille, cette information qu'on aura b&#234;tement omis de mettre en ligne, et qui pourtant vaut bien son pesant de cacahu&#232;tes&#8230; Et si la justice n'&#233;tait pas un vain mot ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Paris s'&#233;veille&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://yannis.lehuede.org/-politiques-coloniales-.html" rel="directory"&gt;Politiques coloniales&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://yannis.lehuede.org/+-kenya-+.html" rel="tag"&gt;Kenya&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://yannis.lehuede.org/+-reparations-+.html" rel="tag"&gt;r&#233;parations&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://yannis.lehuede.org/+-justice-internationale-+.html" rel="tag"&gt;justice internationale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Londres s'appr&#234;te &#224; indemniser les victimes du r&#233;gime colonial au Kenya&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les archives d&#233;classifi&#233;es d&#233;taillent les atrocit&#233;s envers les rebelles Mau Mau&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le t&#233;l&#233;gramme diplomatique britannique est class&#233; top secret. Dat&#233; du 17 janvier 1955, il rend compte avec une froide pr&#233;cision de l'assassinat de prisonniers au Kenya par huit membres des forces de l'ordre coloniales britanniques. Parmi les causes des d&#233;c&#232;s, on trouve des mentions telles que &#034; pass&#233; &#224; tabac et r&#244;ti vivant &#034;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce document provient de l'un des 1 500 dossiers progressivement d&#233;classifi&#233;s par les archives britanniques depuis avril 2012. C'est leur publication, apr&#232;s une longue bataille devant les tribunaux, qui pourrait enfin apporter la justice aux Mau Mau, le nom des &#034; rebelles &#034; k&#233;nyans dans les ann&#233;es 1950. Les t&#233;l&#233;grammes d&#233;taillent les brimades et supplices qu'ils ont subis, apportant des preuves irr&#233;futables des horreurs du r&#233;gime colonial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si bien que Londres semble d&#233;sormais pr&#234;t &#224; reconna&#238;tre sa faute et &#224; verser des compensations aux victimes. Les avocats du Foreign Office viennent d'ouvrir des n&#233;gociations avec ceux des Mau Mau pour tenter de trouver un accord. Selon le Guardian, qui a r&#233;v&#233;l&#233; l'information, environ 10 000 personnes pourraient b&#233;n&#233;ficier de l'indemnisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est cependant qu'une petite partie de ceux qui ont souffert des massacres. La r&#233;bellion des Mau Mau contre le r&#233;gime colonial britannique d&#233;bute en 1952. Londres d&#233;cr&#232;te alors l'&#233;tat d'urgence, qui restera en vigueur jusqu'&#224; 1960. Face &#224; l'insurrection, les Britanniques choisissent la punition collective. Seuls ceux qui combattent &#224; leurs c&#244;t&#233;s sont prot&#233;g&#233;s. Les autres sont, par d&#233;faut, tous coupables : des villages entiers sont vis&#233;s, des dizaines de milliers de personnes d&#233;plac&#233;es. Au besoin, les forces de l'ordre tirent &#224; vue sur la foule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant huit ans, les Britanniques mettent en place des camps de prisonniers aux conditions atroces. La castration et le viol y sont communs ; la torture par asphyxie, avec de l'eau m&#233;lang&#233;e &#224; du k&#233;ros&#232;ne, est couramment utilis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 80 000 et 300 000 personnes sont intern&#233;es. Parmi elles se trouve le grand-p&#232;re de Barack Obama, Hussein Onyango Obama, aujourd'hui d&#233;c&#233;d&#233;. &#034; Ils - les gardiens du camp - lui &#233;crasaient parfois les testicules entre des barres de fer. Ils lui ont aussi perc&#233; les ongles et les fesses avec des &#233;pingles, en lui tenant les mains et les pieds attach&#233;s &#034;, t&#233;moignait en 2008 au Times sa femme, Sarah Obama.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2002, un groupe de cinq anciens Mau Mau lance une proc&#233;dure judiciaire pour obtenir r&#233;paration. Pendant des ann&#233;es, le gouvernement britannique a tout fait pour la bloquer. Il craignait notamment que d'autres anciennes colonies ne fassent de m&#234;me, &#224; commencer par le Y&#233;men, le Swaziland et la Guyane britannique, o&#249; les violences ont &#233;t&#233; nombreuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#233;tape par &#233;tape, Londres a perdu la bataille devant les tribunaux, jusqu'au tournant de 2011 : apr&#232;s les demandes r&#233;p&#233;t&#233;es des avocats des Mau Mau, le Foreign Office d&#233;voile l'existence d'archives diplomatiques de l'&#233;poque. Ces dossiers n'avaient pas &#233;t&#233; conserv&#233;s avec le reste des documents officiels, mais empil&#233;s dans un centre de recherche scientifique du gouvernement. L'&#233;tiquetage &#233;tait fait de telle mani&#232;re que ces vieux papiers poussi&#233;reux ne paraissaient m&#234;me pas appartenir aux services diplomatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La publication des archives &#8211; qui ne sera termin&#233;e qu'en novembre &#8211; a chang&#233; la donne. Face aux preuves accablantes, le gouvernement britannique ne peut plus plaider l'ignorance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;[Source : Le Monde]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
